Mardi 9 février 2010
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La crise de l’industrie automobile, illustrée par le cas d’Opel, met en évidence l’impact de ce secteur
sur toute une chaîne de valeurs, mais aussi sur la nécessité d’une gestion concertée et cohérente des mutations industrielles. Cette gestion doit intégrer les dimensions de l’emploi et des
compétences, la question énergétique ou encore celle de la mobilité.
S’appuyant sur ce constat, j'ai, au cours du sommet Industrie-Compétitivité qui se tient actuellement à San-Sebastian, rappelé à l’Europe à
ses engagements et a demandé à ce que ceux-ci soient scrupuleusement respectés. Dans le cas de la restructuration d’Opel par exemple.
Il est en effet important que les industries manufacturières soient traitées
dans un cadre qui garantisse une concurrence correcte entre les Etats membres. Dans ce contexte, la Belgique souhaite insister sur le respect des règles en matière d’aides d’Etat et
d’accompagnement des entreprises, comme dans le dossier Opel - GM. Ne nous méprenons pas : nous ne sommes pas en train de dire qu’une réduction des capacités et une restructuration de GM ne
seraient pas nécessaires pour remettre l’entreprise sur pied. Nous sommes parfaitement conscients des conséquences sociales de la restructuration. Mais la Belgique tient aussi à un principe : les
aides des Etats pour financer les restructurations ne peuvent pas s’accompagner d’exigences en matière d’implantation. Ces aides doivent rester limitées au minimum.
Je souhaite souligner que la restructuration Opel – GM sera financée à environ 80% par les pouvoirs publics. GM a déclaré que la restructuration allait coûter quelque 3,3 milliards d’euros et
qu’elle ne disposait que de 0,6 milliard d’euros. L’importance des aides, tant en termes absolus qu’en termes relatifs, fait de cette restructuration un cas exceptionnel.
« Nous sommes favorables à la défense de l’industire européenne et au soutien à l’industrie automobile mais c’est à la Commission européenne de s’assurer que les aides aux restructurations
accordées à GM, sont conformes aux réglementations européennes que les procédures sont respectées.
Cela signifie concrètement que nous comptons sur une attitude pro active de la Commission
et que nous ne sommes pas d’accord avec le système du fait accompli.
La Commission ne peut pas permettre que GM entame aujourd’hui une fermeture du site d’Anvers alors qu’il reste des incertitudes sur le respect effectif des règles européennes. Nous comptons sur la
Commission dans ce dossier et nous suivrons les développements de ce dossier de très près ».
« Sous notre présidence,
nous serons attentifs à cette question. Nous organiserons, en novembre 2010, une conférence sur le thème des
mutations industrielles. Elle associera des acteurs de la finance ainsi que les partenaires sociaux. Elle sera articulée avec la Communication sur la politique industrielle qui nous est annoncée
pour le second semestre de cette année ».
Par Jean-Claude Marcourt
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Publié dans : jc.marcourt
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