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Hier 16 décembre, en Commission économie, Michel de Lamotte m’interpellait au Parlement sur la suppression par Arcelor-Mittal de 800 emplois en Belgique. Voici ce que je lui ai
répondu :
Personne n'a connu de crise aussi importante dans un délai aussi bref. Je pense que du point de vue de la science économique, il y aura un avant et un après l'automne 2008. Tant la violence de l'impact de la crise que la réactivité des acteurs devront être étudiés. Mais, derrière cela, il y a des êtres humains en situation de précarité, il y a ceux qui quittent l'entreprise en silence parce qu'ils étaient sous contrat d'intérim ou sous contrat à durée déterminée. La Région wallonne a décidé de prendre des mesures d'accompagnement importantes pour réinsérer ces travailleurs. Le plan d'Arcelor Mittal prévoit une perte d'emploi, au niveau mondial, de 9.000 unités. 6.000 emplois seront touchés en Europe, 800 en Belgique, 350 à Liège et 200 dans les outils carolos.
Ma première préoccupation est qu'il n'y ait pas de licenciements secs. Le plan parle d'ailleurs de « souhait de départs volontaires ». Il y aura un certain nombre de départs à la retraite. Et nous disposons aussi d'une série de mesures relevant du plan arrêté en 2003 lorsque l'arrêt de l'outil liégeois avait été négocié et d'une convention de prépension qui est toujours ouverte.
Il s'agit pour moi d'outils essentiels et absolus pour éviter des licenciements secs. Je tiens également à signaler que, au 1er janvier 2009, la décision prise par Arcelor de fermer la phase à chaud aurait dû sortir ses effets. Aujourd'hui, malgré les drames humains que nous vivons suite à la crise, Chertal continue à travailler ainsi que le haut fourneau B d'Ougrée. Le fait que le Président du Conseil d'administration d'Arcelor ait récemment confirmé aux organisations syndicales le principe d'une sidérurgie intégrée à Liège me paraît essentiel. Ceux qui avaient opposé la phase à chaud à la phase à froid ont donc commis une erreur de jugement. Le fer blanc vit parce que les travailleurs et la direction se sont battus pour qu'il vive.
J'ai en outre demandé et obtenu un engagement sur le maintien des centres de décision à Liège. Il ne faut pas que les usines liégeoises deviennent de simples usines de production mais bien des centres de réflexion.
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