Jeudi 14 février 2008
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18:37
C'est ce 14 février qu'a choisi la FGTB pour rappeler le manque de places d’accueil pour la petite enfance en Communauté française… En effet, le syndicat
manifestait ce matin devant une crèche namuroise pour rappeler son credo.
Je tiens à rappeler que l’accueil des enfants constitue un objectif social et économique fort de la Région wallonne.
Je suis bien conscient de la nécessité d’augmenter la disponibilité professionnelle des parents qui travaillent ou sont en recherche d’emploi et, ainsi, contribuer à
une meilleure conciliation entre vie privée et vie professionnelle. J’ai donc mobilisé un important budget en Région wallonne, notamment dans le cadre du Plan Marshall et
complémentairement aux efforts de la Communauté française.
Depuis le début de la législature, ce sont 772 emplois subventionnés de puériculteur(-trice)s qui ont été créés en Région wallonne pour favoriser cet accueil des
enfants.
Soit :
-
plus de 2 000 places d’accueil supplémentaires, accessibles financièrement à tous, dans les crèches, maisons communales d’accueil des enfants et
haltes-garderies ;
-
10 nouvelles crèches, au second semestre 2008, pour les enfants des travailleuses « titres services », notamment.
D’ici 2009, nous devrions arriver à 950 emplois subventionnés de puériculteurs (-trices), soit 5650 nouvelles places d’accueil qui
se seront ouvertes entre 2006 et fin 2009 grâce aux emplois subventionnés de la Région wallonne.
J’ai également conditionné l’octroi de certains de ces postes à l’application, par le milieu d’accueil d’une participation financière des parents en lien
avec les revenus du ménage, ce qui garantit une égalité des chances dans l’accès de tous les enfants, y compris ceux des travailleurs à bas revenus et des chercheurs d’emploi, à ces
milieux d’accueil.
Un de mes principaux objectifs en effet, en termes d’égalité des chances et des droits, est de permettre aux femmes qui le souhaitent de travailler à temps plein.
C’est un fait, l’absence de revenus professionnels, mais aussi les bas salaires, liés à un travail à temps partiel, sont une des premières causes de précarisation des femmes.
Voilà pourquoi j’initie également des projets pilotes ou des projets innovants tels que l’accueil flexible, l’accueil d’urgence, les
haltes-garderies itinérantes, garde d’enfants malades, pédagogie innovante, accueil d’enfants différents, …
Ce n’est certes pas encore suffisant, mais, grâce au soutien financier de la Région wallonne, on enregistre la plus forte augmentation de places d’accueil depuis
plusieurs législatures.
Je pourrais encore vous détailler les mesures mais mon propos n’est pas ici de vous abrutir de chiffres. Je désire vous faire prendre conscience de mon attention
particulière à cette problématique et de mon travail incessant pour le confort et l'épanouissement de chacune et de chacun, enfants comme parents.