Jean-Claude Marcourt est vice-président du gouvernement wallon, ministre de l'Economie, des PME, du Commerce extérieur, des Technologies nouvelles en Région wallonne et ministre de l'Enseignement supérieur en Communauté française.
L'initiative, prise en décembre dernier, d'une Table ronde de l'enseignement supérieur prouve sa volonté de consensus. Le ministre Jean-Claude Marcourt, à l'entame de la nouvelle législature, a voulu susciter un large débat sur l'avenir de l'enseignement supérieur en Communauté française et sur son évolution dans le contexte européen. Autour de cet ambitieux projet se réunissent des représentants des universités, des hautes écoles, des écoles supérieures des arts, des étudiants, des professeurs, des syndicats, des administrations. Et se profilent des discussions sans exclusive, promet le ministre. Le rapport final est attendu pour le printemps. Le 15e jour du mois a rencontré le ministre, récemment promu à l'Enseignement supérieur.
Le 15e jour du mois : La compétence de l'Enseignement supérieur est aujourd'hui attribuée au ministre de l'Economie. Faut-il voir un lien entre ces deux domaines ?
Jean-Claude Marcourt : Les arbitrages politiques m'ont en effet confié cette nouvelle matière, laquelle m'intéresse depuis très longtemps. Existe-t-il un lien entre
l'enseignement supérieur et l'économie ? Evidemment. Non pas un lien direct (je n'ai pas une vision utilitariste de l'enseignement), mais un bien indirect. Il s'agit de deux regards différents
sur le monde, distincts mais unis à la fois. D'une part, parce que les études mènent très souvent à la vie professionnelle et, d'autre part, parce que les universités, impliquées dans le plan
Marshall, sont de ce point de vue au cœur de l'économie. La recherche appliquée et le monde industriel se côtoient.
La suite sur le site du Quinzième Jour: http://le15ejour.ulg.ac.be/jcms/prod_14392/6-questions-a-jean-claude-marcourt?currentEdition=191&id=prod_14392
Je souhaite que le travail se poursuive dans l’esprit constructif d’écoute et de
dialogue qui prévaut depuis le début des travaux de la table ronde. Je rappelle que l'esprit même de la table ronde de l'enseignement supérieur est de réunir tous les acteurs et de permettre
ainsi le dialogue et l'émergence d'idées communes visant à garantir la qualité et l'excellence de nos diplômés d’une part et de garantir des conditions d'accès et d'organisation des études
optimales d’autre part.
S’agissant plus particulièrement des études en médecine et des études vétérinaires, je rappelle encore que j'ai, dès le début de mon mandat, rencontré de nombreux groupes d'étudiants qui ont
insisté sur l'importance des conditions relationnelles et matérielles dans lesquelles se déroulent leurs études, éléments soulignés également par les responsables des institutions concernées.
Répondant à une interpellation du député Marcel CHERON qui souhaite également sortir du système du moratoire, j'ai tout simplement redit mon souhait de trouver une solution structurelle
durable qui garantisse la sérénité des études. J'ai également précisé que le groupe de travail “démocratisation des études” a souhaité mettre en place un sous groupe de travail qui puisse aborder
rapidement l’ensemble des questions soulevées par le moratoire et le numérus clausus. Soucieux de garantir au mieux la représentation étudiantes au sein de ces travaux, je rappelle que j'ai
proposé au Président de la FEF de co-présider ce groupe de travail et que M. Gaudron a décliné l’invitation.
La situation de moratoire instaurée depuis deux ans consiste simplement à mettre entre parenthèse les épreuves de classement et de nombreuses contraintes pour les étudiants en médecine et dentisterie, mais de leur permettre de poursuivre malgré tout leur études.
Ceci laisse toutefois planer le risque que certains d'entre eux n'aient pas d'accès professionnel INAMI au sortir de leur cursus (responsabilité fédérale) si la situation n'évolue pas. C'est la
raison pour laquelle je souhaite trouver maintenant une solution structurelle durable, en accord avec toutes les parties et niveaux de pouvoir concernés.
Je désire sincèrement trouver une solution équilibrée qui rétablira la sérénité des étude qui permettra de conjuguer “aide à la réussite”, “qualité de la formation” et “accessibilité
aux études”. Je souhaite dès lors que les étudiants participent activement à la table car il y va de leurs avenirs.
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