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jc.marcourt

Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 14:13
Par Jean-Claude Marcourt - Publié dans : jc.marcourt
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 09:08

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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 09:02

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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 11:35

  Fiesta Europa à Liège

 

Avec toute l'équipe du PS à l'Europe, je vous invite à la place Saint-Paul ce vendredi 8 mai dès 18h.

Seront présents: Benoît Hamon, porte-parole du PS français et député européen et Thierry Bodson,  secrétaire interrégional de la FGTB.

 
 
Au programme :
 
  • A partir de 18h : Cuisine du monde et concerts
  • 18h00 : La "Pouet fanfare en Stock"
  • 18h30 :  "Camping Sauvach"
  • 20h00 : "Atomique Deluxe"
  • 22h30 :  "Suarez"
Suarez :



Atomic Deluxe :



Camping Sauvach :




La Pouet fanfare :

Par Jean-Claude Marcourt - Publié dans : jc.marcourt
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Samedi 2 mai 2009 6 02 /05 /Mai /2009 13:04

Camarades,

  

A la fin d’une période de vie, et une législature c’est cela aussi, la tentation est toujours grande de faire le bilan. Et la tentation est d’autant plus grande que le bilan est bon. Or  les socialistes peuvent être fiers du travail accompli en économie, en emploi, en matières sociales, notamment. 

Il ne sert pourtant à rien de regarder en arrière si ce n’est pour faire profiter demain des enseignements du passé.

 

Camarades,

 

Ces jours-ci, on ne parle que de grippe mexicaine, d’épidémie et de la réaction de l’OMS – l’organisation mondiale de la santé -, qui vient de fixer le niveau maximal d’alerte. Il est pourtant un virus bien plus pernicieux qui a fait gripper l’ensemble de la planète : c’est le virus capitaliste, avec des millions de victimes de par le monde et des ravages dont on ne peut toujours pas mesurer l’ampleur. Un virus qui, pour reprendre une expression popularisée par mes amis de la FGTB, nuit gravement à la santé et qui pourtant aujourd’hui, alors que ses conséquences se font sentir chaque jour davantage, essaie de se faire oublier.  Et que dit l’autre OMS, l’organisation mondiale sociale ? Rien. Et pour cause, elle n’existe pas !

 

Il y a un conflit entre nations, on réunit le Conseil de Sécurité de l’ONU. Il y a un problème d’échange commercial, on l’évoque à l’OMC. Il s’agit d’aborder des questions aussi secondaires que la qualité d’emploi donc la qualité de vie, la protection sociale, la marchandisation des travailleurs ? Ne quittez pas on cherche, il n’y a rien !

 

Tous ceux qui ne pensent que dérégulation, tous ceux qui n’imaginent la compétitivité qu’à travers la mise en concurrence des travailleurs, tous ceux qui organisent l’individualisation de la société ne veulent pas de mon OMS.

Sans la moindre pudeur, une fois que les Etats ont joué les pompiers et cela à raison, car il y avait le feu à la maison, les amis des faiseurs de catastrophe ont ressorti la main invisible de leur poche revolver en nous disant qu’au nom de l’efficacité, surtout, il fallait laisser faire, relaisser faire une fois encore et surtout qu’il fallait les laisser se refaire. Jusqu’à la prochaine sans doute, mais cela laissera assez de temps pour reprendre la route de la privatisation des profits après avoir emprunté le chemin de la socialisation des pertes !

 

Quelle indécence, quel cynisme !

 

Vous voulez un exemple, rien qu’un exemple ? Allons-y.

 

J’ai piqué ces quelques lignes dans ce qui est loin d’être mon livre de chevet mais dont la lecture est intéressante. Je cite :

 

« Combien d’heures un travailleur salarié doit-il prester? 48 heures maximum par semaine, selon une directive datant de 1993. Cette directive fixe les principes de base concernant la durée maximale hebdomadaire de travail, mais aussi le temps de repos journalier, les pauses, les congés annuels et la durée du travail de nuit. La directive prévoit par exemple que tout travailleur a droit à 11 heures consécutives de repos par journée de 24 heures. Une révision de la directive sur le temps de travail prévoit toujours un maximum de 48 heures de travail par semaine. Mais cette fois elle introduit de la flexibilité dans l’organisation du temps de travail, puisque cette durée maximum est à calculer sur une période de référence de 12 mois. Elle prévoit aussi la possibilité pour un travailleur individuel de déroger à la règle s’il marque son consentement ».

 

Avec la signature suivante :

« Le MR se réjouit des nouvelles dispositions qui accordent plus de liberté au travailleur dans l’organisation de son temps de travail ». Car tout cela est écrit noir sur blanc dans leur programme.

 

Le crime est donc signé.

 

La crise libérale fait de dégâts partout dans le monde mais on peut dire que chez nous elle a un goût particulièrement MR.

 

Et ces messieurs-dames, non contents de promouvoir un système qui a ruiné les petits épargnants, qui a spolié les retraités qui s’étaient constitué patiemment un petit bas de laine, qui a repassé les plats en faisant intervenir les finances publiques, c’est-à-dire les impôts payés par tous, pour réparer les fautes de quelques uns, ces messieurs-dames estiment donc que chaque travailleur doit négocier lui-même son temps de travail. D’égal à égal avec son patron bien sûr. Avec, d’un côté quelqu’un qui a le choix d’attendre le candidat suivant, et de l’autre quelqu’un qui a le choix  entre la peste d’un emploi sans droit ou le choléra de pas d’emploi du tout.

 

La discussion de révision de cette directive vient d’être renvoyée à la prochaine législature mais ne nous y trompons pas, ils remettront le couvert dès qu’ils le pourront et ils s’attaqueront aux droits fondamentaux parmi lesquels les limites à la journée du temps de travail, dès qu’ils seront en position de le faire.

 

Des exemples, comme celui-là, il y en a des tas. La libéralisation de l’énergie, forcée par l’Europe libérale, en est un autre. Et nous en subissons tous les jours les conséquences.

Nous le savons trop peu mais 70% des normes légales qui s’imposent à nous, qui s’imposent aux Etats, aux Régions, aux Villes et Communes, quelle que soit la couleur politique de ces différentes institutions, 70% donc sont la traduction de directives européennes cornaquées par la Commission libérale des Barroso et autres Michel.

 

C’est pourquoi le principal défi qui se pose à nous aujourd’hui, c’est au niveau de l’Europe qu’il se pose. C’est là que se joue notre avenir, c’est là que se dessine la société de demain et le monde de demain : veut-on faire mûrir l’Europe des fondateurs, bâtie sur le modèle ouest européen de concertation sociale, et en faire le socle d’un monde plus solidaire, ou, au contraire, veut-on circonscrire cette Europe à un grand marché livré au dumping social et fiscal, sans foi ni loi citoyenne et environnementale ?

 

C’est ça l’alternative du 7 juin pour un rendez-vous électoral qui aura rarement été aussi tranché d’un point de vue idéologique.  Oui, il est temps de changer le centre de gravité politique de l’Europe! Oui, il est temps de donner une majorité de gauche à l’Europe.

 

Et c’est parce que l’avenir européen va principalement se jouer sur le terrain économique et social que le parti m’a demandé d’emmener sa liste aux élections européennes. Cette candidature, elle est en fait la continuation de ce que j’ai ce que j’ai fait pendant près de cinq ans à la Région. A travers le plan Marshall, j’ai modernisé notre économie, j’ai donné une nouvelle ossature industrielle à la Wallonie pour que chacun puisse y construire sa vie, s’y émanciper et y garantir une qualité de vie pour les générations existantes et celles à venir. Cette ambition collective là, il faut continuer à la faire s’exprimer en Wallonie et à Bruxelles mais il faut aussi la propager à travers l’Europe. Il faut y faire adhérer les  citoyens européens.

 

Changer la vie, disait le grand Européen qu’était François Mitterrand. C’est cet idéal qui doit nous porter, c’est cette flamme qui doit nous animer. Parce que c’est le moment de changer d’Europe.

 

C’est debout, la tête haute et le regard déterminé que nous, Socialistes et fiers de l’être, devons aborder les semaines qui viennent pour gagner ce combat du 7 juin. Certains pensent que tout est joué d’avance et en sont à se répartir les strapontins, c’est sans doute ça la nouvelle culture politique.  Mais rien n’est joué. Tout est possible et il dépend de nous tous, de notre enthousiasme, de notre  capacité à convaincre nos amis, nos voisins, nos collègues de travail, de gagner ces élections. De rester le premier parti de Wallonie et de la Communauté française et de participer à faire du Parti socialiste européen la force politique qui va donner une nouvelle impulsion à l’Europe.

 

En marche Camarades. Bon Premier Mai et bonne campagne.

Par Jean-Claude Marcourt - Publié dans : jc.marcourt
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