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Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /Sep /2006 10:48
Au cœur de la rentrée politique, j’ai voulu placer la question décisive de l’emploi des jeunes. Dans l’interview que j’ai donnée au Soir (édition du mercredi 6 septembre), j’explique à quel point cet enjeu, qui n’est certes pas nouveau, demeure crucial pour l’avenir de toute notre société. Le problème est particulièrement sensible pour les jeunes qui n’ont pas obtenu de diplôme véritablement qualifiant. Dans un marché de l’emploi très dur et parfois excessivement codifié, c’est eux qui connaîtront le plus de difficultés pour accéder au premier échelon de la vie professionnelle.

Cette réalité est d’ailleurs une des premières causes de la désaffiliation sociale telle que l’a analysé, entre autres, le sociologue Robert Castel : les jeunes, ne trouvant pas d’emploi, n’arrivent pas à conquérir leur indépendance économique. Du coup, l’écart se creuse entre la période de formation initiale et la première expérience professionnelle ; de même que celui entre la famille d’origine et la famille que l’on crée. Cet entre-deux se caractérise donc par une accumulation de précarités. Les jeunes s’y fragilisent et nombreux sont ceux qui sombrent dans des difficultés dont ils auront bien du mal à se relever et qui, de surcroît, vont souvent entraîner des charges et des coûts importants pour la société.

Il fallait donc faire quelque chose. J’ai ainsi dégagé plus de 18 millions d’euros pour que les entreprises engagent 2500 jeunes de moins de 25 ans, diplômés du secondaire. Je suis convaincu qu’en faisant preuve de volontarisme, il est possible de s’attaquer aux poches de chômages les plus résistantes. C’est aussi un moyen, me semble-t-il, de contribuer par un autre angle aux objectifs de relance de la Wallonie qui sont traduits dans le plan Marshall.

Celui-ci, j’y ai déjà insisté dans ce blog, vise à redonner des perspectives d’avenir à nos entreprises en stimulant leur créativité. Il se caractérise donc par une dynamique que les spécialistes nomment top-down (de haut en bas) : elle concerne le sommet de l’appareil de production (l’identification de produits nouveaux, le développement de solutions nouvelles, etc.) pour ensuite percoler à travers toute la structure économique et bénéficier progressivement aux travailleurs et, à travers eux, à l’ensemble de la société.

Il convenait donc de doubler cette approche d’une dynamique partant cette fois de la base pour se diriger vers le sommet (bottom up). Mon projet pour l’emploi jeune en constitue le premier élément.
Par Jean-Claude Marcourt - Publié dans : jc.marcourt
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /Sep /2006 11:42

Un grand projet de mobilité pour Liège

Développer la mobilité liégeoise compte au rang de mes priorités.  Il y a plusieurs raisons à cela. 

Economique : un des atouts majeurs de Liège est de développer sa position stratégique dans l’hinterland d’Anvers et de Rotterdam, qui représente un marché énorme dans le domaine du transport et de la logistique ; pour cela, il faut assurer un maillage sensible et performant du réseau de déplacement afin que la ville ne subisse pas le poids des encombrements tout en offrant des services adaptés.

Environnemental : les défis énergétiques et écologiques, et notamment le réchauffement climatique, commandent une offre accrue de transports en commun afin de permettre au plus grand nombre d’utiliser chaque mode de transport de la manière la plus rationnelle possible. Social : de la Basse Meuse aux premiers contreforts des Ardennes, l’agglomération liégeoise connaît une diversité de quartiers qu’il n’est pas indifférent de relier entre eux au moyens de lignes de transport structurelles et cohérentes.
Urbanistique : alors que la ville a connu un magnifique aggiornamento au cours des dernières années et qu’elle a acquis de nouveaux pôles de développement et de services à travers le complexe du Sart Tilman d’une part et le parc industriel et logistique de Bierset d’autre part, il s’agit maintenant d’optimiser la circulation entre les différents nœuds de la vie liégeoise.

Cette réflexion me conduit aujourd’hui à proposer un plan de mobilité basée sur un réseau train-tram cruciforme (Voir les plans ci-dessous).  Il s’agit de développer l’infrastructure existante de manière limitée afin d’améliorer substantiellement le trafic entre les différentes extrémités de la ville.  En utilisant le réseau ferré existant, on pourrait ainsi mettre en place un système de light rail (une sorte de gros tram) reliant Herstal aux Guillemins en passant par la gare du Palais et Vivegnis. Cet axe serait ensuite prolongé vers Chênée et Chaudfontaine via Kinkempois et Angleur.  De même, la ligne de Namur pourrait permettre la circulation d’un tel système train-tram depuis Seraing jusqu’aux Guillemins en passant par Tilleur et Sclessin tandis que la ligne de Bruxelles pourrait permettre de relier Bierset et Liège aéroport moyennant l’adjonction d’une courte jonction qui s’embrancherait avec le réseau actuel à Ans.  Enfin, le plus gros chantier consisterait à relier le centre et Kinkempois au Sart Tilman en construisant une ligne de tram qui, se déployant sur la berne centrale de la route du Condroz, en épouserait les contours. Il serait ainsi possible de rejoindre le CHU ou l’Université en tram depuis le cœur de Liège.

L’avantage de cette formule est quelle repose pour l’essentiel sur des voies existantes (à l’exception de la jonction de Bierset et de la ligne du Sart Tilman) et n’impliquerait donc que des investissements d’infrastructures limités, l’essentiel des fonds nécessaires étant consacrés au matériel de roulage et à son exploitation.  En outre, cette matrice pourrait permettre le développement à terme d’un réseau plus fouillé en fonction du développement urbain de Liège. 

Je suis convaincu qu’un tel « RER » liégeois contribuerait efficacement à notre ambition de ville et de bassin régional.  Mais il me parait essentiel qu’un tel enjeu fasse l’objet d’un débat en profondeur et qu’il procède de choix auxquels les habitants de Liège soient vraiment associés.  D’où l’idée de lancer cette discussion sur mon blog et de vous proposer d’y réagir en la commentant, en l’évaluant, en la faisant évoluer, en la critiquant, en lui apportant des suggestions … L’écran est à vous !


 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 

 

 

 

Par Jean-Claude Marcourt - Publié dans : jc.marcourt
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /Sep /2006 11:42
Me revoici sur le blog après avoir été plutôt accaparé par les tâches et obligations liées à la rentrée. Une période d’autant plus intense qu’elle se double cette année de la véritable entrée en campagne pour les élections communales, les premières auxquelles je me présente.

Cela me procure un sentiment curieux, fait d’exaltation et d’une certaine appréhension malgré tout. La politique, cela correspond à un engagement fort et ancien chez moi. Consacrer une partie de son temps et de ses forces à la Cité, à la vie en société m’est toujours apparu comme l’une des conditions indispensables au progrès social et humain. J’ai été élevé dans le respect de valeurs de solidarité et de partage. Plus tard, au cours de mes études de droit, mes opinions se sont affirmées de ce point de vue. J’ai eu l’occasion d’approfondir ma réflexion sur des questions telles que la gouvernance ou l’intérêt général.  A l’époque, j’ai aussi vécu mes premiers engagements concrets. Et c’est comme ça, qu’au sortir de mes études, j’ai choisi d’adhérer au parti socialiste. Quelques années plus tard, alors que j’étais avocat, Guy Mathot, en me demandant de devenir son chef de cabinet m’a permis de donner à mon engagement militant un terrain d’expression professionnelle. Depuis lors et jusqu’à ma désignation comme ministre par Elio Di Rupo au printemps 2004, ma pratique permanente et quotidienne de la chose publique était celle de ce qu’on appelle un « homme de l’ombre » ; un vocable qui dégage un peu trop le mystère à mon goût. En réalité, il s’agissait là d’un job très concret, prenant et passionnant : celui d’un chef d’une équipe de mécaniciens, d’ajusteurs qui font tourner la machine jour après jour ; qui plongent les mains dans le cambouis pour défendre une certaine vision de la société, de la justice ; qui bâtissent ensemble un projet d’avenir, en tentant de coller au plus près des besoins de nos concitoyens. Un métier pas toujours facile non plus, avec son lot de déconvenues, d’obstacles et … ses horaires impossibles. Mais un métier formidable en ce sens qu’il n’y a pas eu un seul jour, bon ou mauvais, au long des années où je l’ai exercé, où je ne me suis pas senti utile à la communauté.

Au moment où j’ai été appelé à exercer une responsabilité ministérielle, jamais je n’aurais imaginé intégrer cette dimension de la vie politique, celle d’un mandataire et, demain peut-être, celle d’un élu. Il s’agit là d’une responsabilité bien plus forte encore. Chef de cabinet, j’étais lié par un contrat moral à mon ministre et à mon parti. Mandataire, c’est à l’opinion, c’est aux citoyens que je dois des comptes. C’est pourquoi, alors que je ne l’avais jamais envisagé jusque là, j’ai décidé de solliciter les suffrages des électeurs.

Rencontrer les gens et arpenter les rues de ma ville n’est pas une expérience nouvelle pour moi. Mais le faire en tant que candidat à une élection procure un sentiment particulier, une certaine forme de gravité pourrais-je dire. Ce n’est pas rien que d’aspirer représenter la population dans une enceinte publique. Prétendre que cela irait de soi, que je serais forcément doté de toutes les qualités pour le faire me semblerait terriblement arrogant. En même temps, j’ai quelque chose à apporter au débat et je sais que je suis capable de faire avancer des dossiers importants pour Liège : son développement économique et social durable, sa mobilité, sa vie culturelle, sa qualité de vie. C’est le sens même de ma démarche. C’est le message que j’explique, de quartier en quartier, aux personnes dont je sollicite la confiance.

Point névralgique de ma campagne, le local que j’ai ouvert en Gérardrie. C’est mon camp de base, la fabrique à idées et à débat où travaille mon équipe et à partir de laquelle je rayonne d’Herstal à Seraing, de Tilleur à Chênée, de Cointe au Laveu, du Londoz en Outremeuse … N’hésitez pas à venir nous y rendre visite et, vous aussi, à « entrer en campagne » (l’adresse de tous les jours jusqu’au 8 octobre : En Gérardrie, 25).
 
 
Par Jean-Claude Marcourt - Publié dans : jc.marcourt
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Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /Août /2006 11:01
Discussion animée hier soir avec quelques amis. Au cœur du débat, l’échec des négociations relatives au cycle de Doha, à l’OMC. Il y a une quinzaine de jours, les représentants des principales puissances économiques membres de l’Organisation Mondiale du Commerce ont conclu que les différences de point-de-vue entre eux étaient trop grandes pour être surmontées dans les mois qui viennent (c’est-à-dire d’ici l’expiration programmée du cycle entamé à Doha en 2001).

Nous savons tous, en tout cas nous qui voulons améliorer l’équilibre du commerce mondial dans un esprit de progrès, que nous ne pouvons pas nous permettre de négliger les outils existants qui sont loin et c’est un euphémisme d’être idéaux.

Pour un de mes amis, partisan d’une ligne altermondialiste radicale, il s’agit là d’une bonne nouvelle pour les pays en voie de développement. Selon lui, le blocage des négociations permet d’éviter le contrôle du commerce mondial par les pays riches. Je sais pour l’avoir lu dans Le Soir (du mercredi 26 juillet 2006, p. 12) que plusieurs organisations altermondialistes semblent partager cette thèse.
Ce n’est pas mon avis. Ni d’ailleurs, je le souligne, celui des représentants non seulement des pays émergents (Inde, Brésil, Asie du Sud Est) qui me le confirment lors de chacune de mes rencontres que ce soit en Inde ou au Brésil, mais encore des régions les moins favorisées qui ont souhaité à Genève une reprise des négociations dans les meilleurs délais.

Je pense au contraire que préférer, dans le chef de l’Europe et des Etats-Unis, au cœur de la discorde, une rupture des discussions plutôt qu’un compromis, même imparfait, revient à donner la priorité à une mondialisation sauvage plutôt qu’à une mondialisation maîtrisée ; à privilégier un système libre-échangiste basé sur des relations bilatérales déséquilibrées entre pays riches (où qu’ils se trouvent sur la Terre, car le temps est révolu où il s’agissait d’arbitrer un match de l’Occident contre le reste du Monde …) et pays pauvres ; à préférer une situation où l’absence de règles donne l’avantage pour longtemps au moins disant social et politique à une ébauche de régulation, bien sommaire certes, mais qui aurait constitué un premier pas dans la bonne direction.

Ne nous trompons pas de débat. A la différence de ce qui s’était produit à Cancun, en 2003, ce ne sont pas les pays du Tiers Monde alliés à certain pays émergents qui ont fait achopper les négociations. Cette fois la responsabilité principale doit en être attribuée aux Etats-Unis et à l’Europe. Ces deux-là se renvoient la balle. Selon Peter Mandelson, le Commissaire européen au Commerce, pourtant peu suspect d’antiaméricanisme, ce sont les représentants US qui ont refusé de revoir à la baisse le montant des subventions alloués à leurs agriculteurs (19,6 milliards de dollars selon les sources officielles américaines ; deux fois plus selon l’OMC). Quant aux USA, ils réciproquent l’accusation. Pour la Déléguée au Commerce, Susan Schwab, ce sont les Européens, et en particulier les Français, qui voudraient sanctuariser leurs aides agricoles (100 milliards d’Euros) et mineraient ainsi toute possibilité d’accord. Dans la mesure où le principe même des négociations consistait, en gros, à proposer aux deux mastodontes de diminuer leurs aides – et symétriquement d’améliorer la compétitivité des agricultures des pays en développement – en contrepartie d’une ouverture des marchés de ces derniers aux produits industriels des pays riches, l’obstination de l’Europe et des Etats-Unis à camper sur leur position ne pouvait que faire capoter le deal. Nous ne pouvons que regretter de voir les questions internes de stratégies électorales (présidentielles en France et mid-term aux USA) polluer un dossier aussi important.

En attendant, les pays les plus riches vont maintenir leurs protections agricoles et les pays les plus pauvres demeureront largement exclus des marchés alimentaires européens et nord-américains. Et pour ce qui concerne la pénétration des marchés industriels et technologiques des pays pauvres par les puissances développées, les accords bilatéraux s’en chargent ! Des 149 pays membres de l’OMC, seule la Mongolie n’a pas d’entente bilatérale avec un autre pays.

Du côté américain, l’administration Bush a déjà signé 14 pactes et en négocie 11 autres. D’ici la fin de 2006, l’Asie comptera plus de 70 accords de libre-échange.

Pour moi, le constat est là : la mondialisation concurrentielle avance en dehors de toute approche multilatérale. La véritable question qui se pose à nous est de savoir si nous considérons prioritaire de maîtriser politiquement ce processus inexorable. Répondre par l’affirmative imposera inévitablement des choix difficiles par rapport à nos propres équilibres économiques et des compromis insatisfaisants au regard de nos aspirations sociales et politiques les plus légitimes. Mais s’enfermer dans l’impasse actuelle revient à laisser le fossé se creuser entre les plus pauvres et les plus riches, avec à la clef un rapport de force favorable aux Etats-Unis qui appliquent là également leur doctrine politique fondée sur l’unilatéralisme et les rapports bilatéraux. En d’autres termes, le blocage mutuel américano-européen sur les négociations agricoles prolonge un peu plus encore une mondialisation asymétrique

Et pendant ce temps-là, la Russie attend sur le seuil de la porte de l’OMC ; est ce vraiment un hasard ?
Il me paraît essentiel que la période de réflexion qui s’ouvre désormais à l’OMC permette de tirer les enseignements de l’échec actuel pour construire un commerce mondial non seulement plus équilibré, mais aussi plus durable.

En ce sens, il faut réaliser l’évaluation des accords existants ainsi que la prise en considération de normes sociales et environnementales.
Nous devons faire une appréciation des différends en fonction d’une véritable hiérarchie des normes, mais surtout et prioritairement obtenir l’exclusion claire de certains types de secteurs ou services du champ d’application de l’OMC.
 
Voilà quelques points qui doivent être mis à l’agenda sans délai !
 
 
 
Par Jean-Claude Marcourt - Publié dans : jc.marcourt
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Mardi 22 août 2006 2 22 /08 /Août /2006 17:44
Chaque année, je suis frappé par le contraste entre les fêtes du Quinze août à Liège et la perception qu’en ont ceux qui n’y ont jamais participé. L’image du 15 août telle qu’elle est véhiculée par la télévision, notamment, est souvent celle d’une grande kermesse où une foule immense semble déambuler sans autre destination que de temporaires étapes-pékèt. A côté de cette grande ‘feria’, les aspects purement religieux et/ou folkloriques (Tchantchès et Nanesse, la procession mariale, l’enterrement d’a Matî l’Ohé…) paraissent quelque peu secondaires ou réservés à des groupements d’initiés.

En réalité, loin d’être superficielles et prioritairement centrées sur la guindaille, les fêtes d’Outremeuse me semblent, à moi qui les vis depuis l’enfance, un moment essentiel de retrouvailles et de valorisation de notre patrimoine wallon. A côté des traditions séculaires évoquées plus haut – traditions, il faut le souligner, que des comités très dynamiques s’emploient à développer et embellir d’année en année –, le Quinze août, ce sont des dizaines de confréries et d’associations qui valorisent leur raison sociale, des milliers de bénévoles qui sont animés par la motivation de faire partager leur savoir-faire et leur enthousiasme, le plaisir simple de se retrouver  pour réaliser une activité, mais aussi des dizaines de milliers de Liégeois et de Wallons qui aiment à se retrouver, sûrs de croiser encore et encore des tas d’amis, de copains, de connaissances… Le Quinze août, c’est la célébration du lien social.

A une époque que l’on dit dominée par l’argent et par la concurrence, l’action et la passion de tous ceux qui contribuent au succès jamais démenti di noss’ Qwince d’Aousse viennent rappeler qu’une société ne se résume jamais à sa dimension matérielle. Mais je crois aussi  que ces grandes fêtes populaires dont la terre wallonne est si riche – du Doudou montois aux les carnavals de Malmédy, de Stavelot ou de Binche, en passant par les Grand feux un peu partout[1] – sont partie intégrante de la vitalité et du dynamisme global de notre Communauté. La manière dont nous savons les entretenir et les faire prospérer ne dit pas seulement d’où nous venons mais aussi qui nous sommes.
 
Et si le cœur vous en dit …

Et parce que je crois à cette fonction essentielle de la fête populaire, laissez-moi vous inviter à deux d’entre elles. La première aura lieu ce samedi et aura elle aussi pour cadre la cité ardente. L’association Liège, Notre Métropole que j’ai la chance de présider organise son deuxième Barbecue du Monde.  Là aussi, l’ambition est de tisser du lien en donnant un lieu d’expression à toute une série d’associations communautaires actives dans la Région liégeoise. Si le cœur – et les papilles ! – vous en disent, bienvenue ce samedi 26 de 11h à 18h au parc de la Boverie, à Liège, pour rencontrer les cultures et goûter les cuisines congolaises, espagnoles, grecques, italiennes, arabes, portugaises, turques, chiliennes, vietnamiennes et …wallonnes ! (informations et réservations au 0472/84 66 03 ou via liegenotremetropole@hotmail.com)

Autre rendez-vous auquel je vous convie bien volontiers : les fêtes de Wallonie en province de Liège que j’aurai le privilège d’inaugurer le 27 août à Seraing (après Hannut l’année dernière). Ce ne seront pas moins de 36 villes et communes de la Province de Liège qui participeront cette année aux fêtes de Wallonie dans la ‘Principauté’. Pour plus de détails sur le programme, confectionné sous la houlette passionnée du député permanent André Gilles, je vous invite à consulter le site de la province : http://www.prov-liege.be/fetesdewallonie/
 
 
 


[1] A ceux qui s’intéressent à notre patrimoine folklorique et à nos fêtes populaires, je recommande l’ouvrage de Françoise Lempereur (qui enseigne à l’ULG) : Du doudou au remoudou. Arts et traditions populaires de Wallonie, paru à Bruxelles, aux éditions Labor, en 1999.
Par Jean-Claude Marcourt - Publié dans : jc.marcourt
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